Mes premiers pas vers une alimentation saine

 

043 Au fil des ans, mes goûts et mes habitudes alimentaires ont bien changés. Heureusement pour moi! Élevée selon la tradition culinaire québécoise, avec à l’occasion un repas de type « fast food » américain. La pauvreté en fibres alimentaires ne convenait pas à la lenteur de mon système digestif qui me donnait du fil à retordre.

Sans être hypersensible, mon corps m’envoyait des signes de plus en plus difficiles à ignorer que ce type d’alimentation ne lui convenait pas. Je savais qu’il me fallait faire des changements, mais ne savais pas quoi au juste à l’époque à part utiliser de la farine de blé entier en remplacement de la farine blanche. Je tentais de suivre les recommandations du guide alimentaire canadien sans voir d’amélioration notable. C.est votre cas? 

Lors de ma première grossesse au tout début de ma vie adulte, j’ai pris très au sérieux les recommandations de mon médecin qui, après m’avoir posé quelques questions sur mon régime alimentaire et ma digestion m’a suggéré quelques modifications. Il m’avait suggérer de manger des graines et des noix touts les jours, d’essayer d’introduire des légumineuses en remplacement de la viande 3 fois la semaine et de préférer les aliments préparés avec des grains entiers. Je les ai mises en pratique aussitôt pour mon plus grand bien et me suis découvert une passion pour l’alimentation du même coup.

Pains portugais de farine d'épautre

J’ai trouvé difficile, souvent même impossible, d’adapter mes recettes habituelles à la farine de grains entier, et en suis venue à la conclusion qu’il serait plus facile de trouver de nouvelles recettes  que d’essayer de remplacer les ingrédients trop raffinés ou peu nutritifs de mes recettes traditionnelles par des ingrédients plus sains. En effet, les saveurs et les textures, et parfois même la chimie qui s’opère lorsque l’on combine certains ingrédients donnaient des résultats décevants. Il me fallait réapprendre à cuisiner! J’ai fait mes leçons comme on dit. S’en est suivi des années d’expérimentations!

De ces années d’expérimentations, j’ai découvert que mes papilles gustatives sont gérées par les mémoires de plaisir enregistré par mon cerveau. Que la notion de plaisir est beaucoup moins reliée que je ne le pensais au goût et aux textures des aliments ingurgités qu’à leur familiarité et qu’à ma disposition psychologique vis-à-vis de ceux-ci lors de la première bouchée. J’ai observé que l’attitude de comparer avec ce qui m’est déjà connu n’est pas favorable à l’appréciation gustative de nouveaux aliments. Je dois  me permettre de découvrir de nouvelles saveurs et combinaisons et prendre le temps de noter l’effet sur ma digestion afin de développer ce que j’appellerai ma « culture culinaire ».

 

Croquettes végétarienne ou végéburgers

Croquettes végétarienne ou végéburgers

Mon plaisir à table a évolué, je me suis « cultivée » culinairement au point que certains des mets que je qualifiais de délectables au paravent me laissent maintenant indifférente ou me dégoûte carrément. Et ce que je qualifiais d’ennuyeux ou peu attrayant m’est à présent des plus savoureux! Que s’est-il passé entre temps?

Sans l’avoir consciemment planifié, j’ai fait subir à mes papilles gustatives une rééducation systématique. Et oui, j’ai rééduqué mes papilles gustatives pour apprécié les aliments qui me sont bénéfiques plutôt que de laisser celles-ci me dicter ce que je peux apprécier. Laissez-moi vous dire que j’ai eu bien de la difficulté à m’habituée au pain de blé complet. Le goût prononcé et la texture rude des fibres sur ma langue me déplaisaient. Maintenant, je n’aime plus du tout le pain blanc. Sa texture moelleuse collante qui forme des mottons compactent dans la bouche difficiles à avaler et son goût fade de farine crue ne m’attirent vraiment plus.

Saumon, shiitaké et salade

 

J’ai observé qu’on « apprends » à aimer les aliments et les mets que l’on mange régulièrement. Selon notre culture et les habitudes alimentaires familiales, on trouvera certains goûts et textures attrayantes et d’autres repoussantes. Bien mal nantis celui qui a été conditionné à aimer une nourriture qui ne lui convient pas et qui handicape sa santé! Mais bonne nouvelle, cela peut être changé! On peut se « cultiver » culinairement parlant.
Pour garantir le succès dans une démarche de transformation de nos habitudes alimentaires, je pense qu’il est préférable d’adopter une attitude de découvertes et d’expérimentation plutôt que de privation. En cherchant à découvrir et à apprendre à apprécier de nouveaux aliments plus sains et des recettes originales savoureuses plutôt que d’essayer de me priver, j’ai naturellement laissé tomber peu à peu ce qui ne cadrait avec mes objectifs,  sans en ressentir d’amertume. Je pense que cette approche produit des résultats plus durables. Toute la démarche devient alors positive et agréable, en assurant des résultats à long terme.

Récoltes du jardin

Je fais confiance à l’intelligence naturelle de mon corps. La facilité de digestion et du transit intestinal, la sensation de plénitude sans lourdeur me sont de bons indices. L’augmentation ou de la baisse d’énergie disponible suite aux repas, ainsi que le fait de disposer de suffisamment d’énergie pour arriver au bout de ma journée sans fringales ni coup de fatigue m’aide à découvrir ce qui lui convient.

Il n’y a pas que les aliments utilisés qui sont à évaluer, mais aussi les habitudes de vie liées à l’alimentation. Voici des indices qui me sont utiles pour ajuster mes habitudes alimentaires aux besoins de mon corps:

  • Les grondements bruyants de mon estomac à peine 2 heures suivant mon petit déjeuner m’indique très clairement que celui-ci n’était pas suffisamment consistant pour mes besoins.
  • Des envies soudaines et intempestives de gâteries sucrées et très grasses en soirée m’informe que mes besoins nutritifs n’ont pas été comblés au cours de la journée.
  • Une baisse significative d’enthousiasme et d’entrain indiquent que j’ai ignoré les signaux de la faim trop longtemps.
  • Un mal de tête qui commence en mi-journée et va en s’intensifiant graduellement est très souvent un signe de déshydratation.
  • Un sommeil agité et une haleine de hyène au levé m’indique un estomac surchargé au moment d’aller au lit. 
  • Des gargouillis et ballonnements incommodants m’indiquent que j’ai ingurgité une surabondance de fibres ou de gras. Ou encore, que je n’ai pas pris le temps de manger lentement, en mastiquant bien pour imprégner mes aliments de salive ce qui rend ma digestion plus difficile et favorise une fermentation excessive.

Concernant les gargouillis et les ballonnements, ils peuvent être dus à bien des choses. Les causes peuvent être très variées. En cas de grave inconfort, vaux mieux consulter un professionnel de la santé qui pourra vous aider à identifier les causes les plus probables et vous guider vers un retour à la normale avant de tenter des changements de régime radicaux.

DSCF9276Je pense qu’il est important d’introduire les changements peu à peu et de laisser au corps le temps de s’y adapter. Les régimes extrêmes, trop exclusifs, restrictifs ou mal équilibrés entre les différents groupes alimentaires peuvent provoquer de sérieux inconforts digestifs et rebuter les plus motivés. Rare sont ceux qui peuvent modifier leur alimentation du tout au tout et du jour au lendemain, sans en ressentir d’inconforts majeurs.  Traiter son corps avec respect et douceur s’impose lorsque l’on veut effectuer des changements durables et bien évaluer si les changements effectués nous sont bénéfiques ou pas.

Selon mon expérience, mieux vaut résister à changer trop de choses à la fois, porté par l’enthousiasme. Une approche plus graduelle est préférable pour des changements durables et permanents qui seront réellement bénéfiques à long terme. Chaque organisme réagit différemment. Prenez le temps de trouver ce qui fonctionne pour vous, sans oublier que votre corps évolue et se modifie. Il a des rythmes différents selon les activités et aussi selon l’âge et les saisons. Il faut rester vigilant et adapter l’alimentation si nécessaire.

Si des changements majeurs s’imposent suite à une maladie ou un autre problème de santé sérieux, n’hésitez pas à consulter un professionnel en nutrition reconnu qui pourra vous guider dans le processus. Au Québec consulter le répertoire des diététistes professionnels .

Donc, puisqu’une alimentation traditionnelle québécoise qui ne me convenait pas, j’ai réussi à m’habituer à consommer des repas plus riches en fibres, moins gras, des légumineuses, des graines et des noix, et à introduire de nombreux aliments crus ou peu cuits, mais encore mieux, à vraiment les apprécier. Mon alimentation convient maintenant mieux aux besoins de mon corps et continue d’évoluée avec lui au fil des ans. Ma digestion est confortable et j’ai toute l’énergie dont j’ai besoin.  Je prends plaisir à découvrir de nouvelles recettes, à essayer de nouvelles techniques et combinaisons alimentaires, à expérimenter avec les nouveaux aliments disponibles, et je veux partager tout cela avec vous.

Je vous invite à visiter la page de mes recettes.

Et pour vous aider à apprendre à mieux cuisiner santé, j’offre des ateliers culinaires.

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